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Musique

Jeudi 11 mai 2006

Les associations de promotion des groupes musicales et de la musique en général

 LE PLAN

 

 1. Rappel sur la législation en vigeur 

 2.Un exemple de statut d’une association

          2.1) Les objectifs 

          2.2) L’organisation 

  3.Aides et subventions : les rapports avec le secetur public.  

          3.1)L’IRMA

          3.2)Les bourses

          3.3)Les aides

          3.4)Les Fonds

 4.Le secteur privé

          4.1) Le cas de Centre musique

          4.2) Le cas de Promozik

 5.Deux exemples de succès :

          5.1) 6 groupes s’associent : le cas de Mix‘Thur

          5.2) Le festival de Vieilles Charrures

 6. Sites intéressants :

          6.1) La cité de la musique de Paris

          6.2) La cité de la musique de Marseille

          6.3) Des stations radio de musique fancophone

          6.4)lointains-si-bleus : la musique près des handicappés et des invalides.

 

Par Simone
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Vendredi 12 mai 2006
Par Simone
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Vendredi 12 mai 2006
  • En ville :

 

ü      Pour le Crédit Agricole, 3 distributeurs automatiques de billets dont 2 à l’agence et 1 dans un centre commercial

 

 

-         Nombre de retraits                          env. 2700

 

-         Montant total des retraits                123 500 €  (810 000 F)

 

ü      Pour le Crédit Mutuel de Bretagne, 4 distributeurs automatiques de billets dont 2 à l’agence et 2 dans des centres commerciaux

 

-         Nombre de retraits                          env.3500

 

-         Montant total des retraits                183 000 €  (1 200 000 F)

 

ü      4 autres guichets recensés dans les autres banques implantées sur la ville

 

-         Montant total des retraits                175 316 €  (1 150 000 F)

 

Le montant minimum des dépenses effectuées durant le festival et directement induites par celui-ci représente donc 966 604 €, soit environ 6 340 500 F.

 

Les limites de ce paramètre

 

S’il permet de fixer la limite inférieure des retombées financières, il exclut cependant :

 

-         les dépenses réalisées par d’autres moyens de paiement

 

-         les dépenses effectuées grâce à l’argent détenu par les festivaliers à leur arrivée

 

 

Ces données sont issues de l’enquête menée en 2001 auprès d’un échantillon de 402 personnes représentatives de la population festivalière.  

 

  • Hébergement

     

 

 

 

Coût moyen

 

 

 

 

 

 

Montant total (170 000 personnes)

 

 

 

 

 

 

1,61 €   (10,55 F)

 

 

 

 

 

 

283 360 €  (1 858 720 F)

 

 

 

 

Commentaire

Cette moyenne basse s’explique par la très forte proportion de personnes logées en camping gratuit, à leur domicile, chez des amis ou de la famille.

 

 

 

 

·        Dépenses alimentaires

 

 

 

 

Coût moyen

 

 

 

 

 

 

Montant total (170 000 personnes)

 

 

 

 

 

 

12,50 €   (82 F)

 

 

 

 

 

 

2 200 000 €  (14 431 054 F)

 

 

 

 

Commentaire

Ces dépenses sont réparties entre les différents stands du festival, les marchands ambulants, la grande distribution et les commerces carhaisiens (et alentours).

 

 

 

 

 

 

  • Autres dépenses

     

 

 

 

 

Coût moyen

 

 

 

 

 

 

Montant total (170 000 personnes)

 

 

 

 

 

 

2,21 €   (14 ,50 F)

 

 

 

 

 

 

388 960 €  (2 551 410 F)

 

 

 

 

Commentaire

Cette somme est en très grande majorité dépensée à l’extérieur du festival. En effet, en-dehors de l’alimentaire, il n’existe que la boutique du festival qui propose d’autres types d’achats : tee-shirts et autres produits textiles.

 

A ce stade de l’étude, nous nous sommes faits assister du cabinet Second Axe qui a développé, à partir d’un modèle économique suisse, un mode de calcul permettant d’évaluer les impacts indirects et induits.

 

Ce modèle fait appel à des coefficients multiplicateurs qui ont été validés par la Banque de France et l’INSEE. Nous avons choisi de l’appliquer au territoire du Centre Bretagne.  

 

  • Impact économique direct                          1 205 041 €  (env. 7 904 550 F)

(dépenses du festival, charges, salaires, achats en Centre Bretagne)

 

  • Impact économique indirect                          715 000 €  (env. 4 690 092 F)

     

(dépenses des festivaliers hors du site

 

 

 du festival : commerces, hôtels,…)

 

 

 

 

  • Impact économique induit                          2 937 662 €  (env.19 269 800 F)

     

Effet « boule de neige »

 

 

 

 

  • Impact économique total                            4 857 703 €  (env. 31 864 442 F)

     

Direct + Indirect + Induit

 

 

 

 

·        Impact social direct                                                            26 équivalent Emplois

 

 

(emplois du festival, CDI, CDD,

 

 

Intermittents,…ramenés en emplois à l’année)

 

 

 

 

·        Impact social indirect                                                          14 équivalent Emplois

 

 

(emplois liés aux dépenses des festivaliers

 

 

en dehors du site)

 

 

 

 

·        Impact social induit                                                             57 équivalent Emplois

 

 

Effet « boule de neige »

 

 

 

 

·        Impact social total                                                               97 équivalent Emplois

 

 

Par ailleurs, depuis 2 ans, l’Association Les Vieilles Charrues, La Ville de Carhaix et la Communauté de Communes du Poher ont mis en place dès le mois de mai, un service proposant par téléphone et Internet de fournir des informations sur le festival et le tourisme en Centre Bretagne aux personnes intéressées. Cela s’est traduit par le traitement de plus de 10 000 appels, par la réponse à 1500 courriers électroniques, l’envoi de brochures…

 

Plus de 2000 personnes ont exprimé le souhait d’en savoir plus sur les activités touristiques possibles dans la région et se sont dites prêtes à y revenir pour des vacances.

 

De plus, une information sur les possibilités d’hébergement sur le Centre Ouest Bretagne, relayée par le site Internet du festival en 2002, a permis d’augmenter très nettement le taux de remplissage de ces structures : hôtels, gîtes, chambres d’hôtes, campings, etc.

 

Ces données sont issues de l’enquête menée en 2001 auprès d’un échantillon de 402 personnes représentatives de la population festivalière.  

 

402 personnes ont été interrogées.

 

 

 

Fréquence

 

 

Féminin

 

 

56,7 %

 

 

Masculin

 

 

43,3 %

 

 

Total

100,00 %

 

 

 

 

 

 

Quel âge avez-vous ?

 

 

 

 

 

 

Fréquence

 

 

Moins de 18 ans

 

 

7,0 %

 

 

Entre 18 et 25 ans

 

 

45,5 %

 

 

Entre 26 et 30 ans

 

 

21,9 %

 

 

Entre 31 et 40 ans

 

 

13,9 %

 

 

Entre 41 et 55 ans

 

 

8,9 %

 

 

Plus de 55 ans

 

 

1,8 %

 

 

Total

100,00 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 Publié sur www.vieillescharruesasso.org

 

 

Par Simone
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Vendredi 12 mai 2006

 Les Impacts du Festival

 

 

 

SOMMAIRE

Présentation de l’étude.. 3

Les retombées économiques directes.. 4

La méthodologie Ouest Consulting   4

Répartition géographique des entreprises fournisseurs. 4

Répartition géographique des achats  5

Les retombées économiques indirectes.. 6

Les retraits d’argent 6

Les dépenses des festivaliers  7

Les répercussions sur le Centre Bretagne.. 8

L’impact économique  8

L’impact social (emplois) 8

Le volet touristique  9

Sondage festivaliers.. 10

En 2001, l’Association Les Vieilles Charrues a souhaité engager une étude sur les impacts du festival.Aidée en cela par son partenaire historique le Crédit Agricole, l’association a confié la réalisation de ce travail à la société Ouest Consulting, conseils en marketing et management, établie à Quimper.Un autre cabinet conseil est intervenu par la suite. Il s’agit de Second Axe qui s’est penché plus particulièrement sur l’impact du festival en Centre Bretagne.En l’absence de méthodologie type, Ouest Consulting s’est appuyée sur les données comptables de l’association, sur une enquête socio-économique menée pendant le festival auprès du public et sur des données recueillies auprès des institutions financières et des commerçants carhaisiens.

Pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, le montant des achats de biens et services effectués en 2001 pour l’organisation du festival se chiffre à 2 728 304 €.

Plus de 300 entreprises différentes ont été sollicitées.

Ces achats ont été réalisés selon la politique définie et appliquée par les organisateurs du festival, à savoir la stratégie dite de « l’escargot ». Le centre d’approvisionnement est la ville de carhaix. Pour chaque besoin, on interroge d’abord les fournisseurs installés dans cette ville. En cas d’impossibilité de répondre aux besoins du festival, on élargit progressivement le cercle géographique des recherches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nombre d’entreprises fournisseurs

 

 

 

 

 

Ville de Carhaix

 

 

 

 

 

116

 

 

 

 

 

Centre Bretagne

 

 

 

 

 

56

 

 

 

 

 

Reste de la Bretagne

106

 

 

 

 

 

Hors Bretagne

45

 

 

 

 

 

Total

323

 

 

 

 

 

 Commentaire

 

 La grande majorité des entreprises sollicitées se situe en Bretagne puisque les 278 concernées représentent 86% du total dont près de 36% sont installées à Carhaix.

 

 

 

Territoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montant des dépenses effectuées (en euros)

 

 

 

 

 

Ville de Carhaix

 

 

 

 

 

560 717

 

 

 

 

 

Centre Bretagne

 

 

 

 

 

147 878

 

 

 

 

 

Reste de la Bretagne

1 214 002

 

 

 

 

 

Hors Bretagne

805 807

 

 

 

 

 

Total

2 728 304

 

 

 

 

 

 Commentaire

Les achats effectués en Bretagne représentent 70,46% du montant total. Les retombées de l’événement sur l’économie régionale sont une nouvelle fois parfaitement tangibles.

 29,54% des dépenses sont effectuées auprès d’entreprises nationales et internationales. Ces quelques fournisseurs sont en effet incontournables du fait de leur capacité de production, mais aussi de l’ampleur de leurs outils logistiques ou encore de leur grande spécificité. Il s’agit notamment de la fourniture de bière, de la location de scènes ou de l’énergie électrique alimentant ces scènes.

 Devant l’impossibilité de recenser l’ensemble des retombées financières sur tous les commerces profitant de près ou de loin au festival, mais aussi face aux réticences des personnes à communiquer leurs données financières et comptables, nous avons dégagé quelques chiffres significatifs.

 Ces indicateurs quantitatifs correspondent aux retraits effectués par les particuliers durant les 3 jours du festival, et nous ont été transmis par les différentes agences bancaires carhaisiennes.

 Sur le site du festival :  

 

 

 

 ü      4 distributeurs automatiques de billets (DAB) du Crédit Agricole : 2 situés à l’extérieur de l’enceinte et 2 à l’intérieur.

 -         Nombre de retraits                          13150

 -         Montant total des retraits                484 788 €  (environ 3 180 000 F) 

Par Simone
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Vendredi 12 mai 2006

Un cas de succes: le festival des Vieilles Charrues

 

 

 

 

 

 

 Les " Vieilles Charrues " creusent leur sillon depuis 14 ans ;

14 années de labeur qui permettent désormais à 170 000 spectateurs de vibrer chaque été au cœur de la Bretagne et au reste du monde de situer Carhaix sur une carte de France. Plus qu’un festival, les Vieilles Charrues c’est un projet de vie. L’envie de prendre son destin en main, de faire bouger les choses et de s’opposer au désert qui menaçait la région. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce qui est aujourd’hui l’un des plus gros festival d’Europe, n’avait à sa naissance, pas la moindre vocation musicale ! Tout a commencé par une kermesse au bord de l’eau, avec très peu de musique et beaucoup de bonne franquette, des grillades (de bison, tout de même !) et des jeux incroyables, tels le lancer de botte (" gauche, pointure 42 ") ou l’inévitable " tirer de charrues ". A l’origine de l’événement, on trouve une bande de potes aux motivations purement potaches, fidèles organisateurs d’une fiesta de fin d’année en l’honneur des pions et des étudiants centre bretons. Partis étudier à Brest, et baignés cette année là dans les préparatifs du grand rassemblement des vieux gréements (" Brest 92 "), ils conçoivent l’idée saugrenue de rivaliser d’imagination. Leur rassemblement à eux sera celui des " Vieilles Charrues ". Organisée à Landeleau, près de Carhaix, la première version réunit quelque 500 convives, des potes de potes, une fête privée qui fait rêver. L’année d’après il est donc décidé d’ouvrir au public, d’inviter des fanfares et d’enfoncer le clou côté parallèle brestois : un port est reconstitué  en eau douce, avec son phare et son café. 2000 personnes y accostent. Premier pari gagné haut la main. Un doigt dans l’engrenage. On continue, avec l’aide des copains et des mamans pour la logistique. En 94, le thème choisi, clin d’œil à la situation économique préoccupante du Centre Bretagne, est le désert. En plus des animations, pour la première fois, un concert " digne de ce nom " (avec scène et sono) est organisé. 5000 personnes se pressent dans l’oasis pour profiter d’une journée dépaysante (courses de chameaux !) et applaudir, entre autres, Dolly & Co ou les Satellites. Le succès est énorme et l’asso, un peu dépassée par les événements, songe qu’il faudrait peut être, pour la prochaine fois, penser à prendre une sécu (faute d’avoir eu l’idée plus tôt, le programmateur sera obligé de dormir toute la nuit sur la scène pour surveiller le matériel !). Il devient risqué d’avoir autant de monde au bord de l’eau, le site semble soudain exigu...Conclusion : il faut déménager.

 Champ de foire

La municipalité de Carhaix, toute proche, propose alors son champ de foire en plein centre ville. Bien sympa tout ça, mais pour le " tirer de charrues ", le bitume ça va pas le faire. Il est donc impératif de trouver de nouvelles " attractions ". La musique, jusque là simple ingrédient de la fête, débarque en force : 3 jours de concerts sont programmés et pas des moindres. Après le choix d’un nom irrévérencieux, une nouvelle exigence se dessine, utopiste de premier abord, toujours dans l’auto-dérision et teintée d’un zeste de provocation malicieuse : "pourquoi  toujours devoir faire des bornes pour aller voir les stars, désormais elles viendront à nous ! ". La kermesse se réoriente clairement festival et une poignée de rescapés d’un autre festival Breton, Tamaris (qui fit les beaux jours de Carantec et de Morlaix) vient prêter main forte à l’équipe des débuts. D'ores et déjà l’éclectisme prévaut. Il en faut pour tous les goûts, toutes les générations et toutes les bourses : Blues Brothers, Silencers, Ar Re Yaouank la première édition urbaine, en 95, offre une douzaine d’artistes pour 30 francs la soirée. Le succès est de nouveau au rendez-vous et l’affiche grossit encore l’année suivante (Lavilliers, Le forestier, Franck Black, Zebda ou Miossec). Là où ça commence néanmoins à ricaner un brin chez les mauvaises langues, c’est en 97 avec 11 groupes ou chanteurs annoncés (Nougaro, Birkin, LKJ, Simple Minds) et James Brown en tête d’affiche. Mr Dynamite himself à Carhaix ? Ça en laisse plus d’un incrédule. Et pourtant si, il viendra ! Et cette édition explosive aura un tel retentissement que le festival devra de nouveau déménager.

Retour aux champs

Ainsi est investi le site de Kerampuilh, devenu depuis le décor officiel de l’évènement : un amphithéâtre naturel en périphérie de Carhaix, plusieurs hectares de champs dans lesquels passent des kilomètres de câbles et de tuyaux, pour la bière notamment (un étonnant système de pipe line qui permet de ravitailler les différents bars répartis sur le site). En un mois c’est une véritable ville qui voit le jour, avec ses quartiers et ses règles de vie. De 98 à aujourd'hui, d’édition en édition, plusieurs formules y sont testées (sur 4 ou 3 jours, avec 3 scènes ou plus) jusqu’à trouver l’équilibre actuel : deux scènes principales où alternent les concerts, une scène en parallèle, dédiée le soir aux musiques électroniques et dans l’après midi aux finalistes des " Jeunes Charrues " (le meilleur de ces groupes, issus d’une série de 10 tremplins organisés dans le grand ouest, jouera l’année suivante dans la programmation officielle), un espace ouvert aux arts de la rue et un vaste chapiteau pour accueillir les musiques bretonnes.Avec ce retour à la verdure et le développement d'un camping gratuit, un nouveau rituel s’instaure : à la joie de venir faire la fête entre potes s'ajoute le plaisir de pouvoir rester plongés dans l'univers du festival 3 jours durant, sans avoir à quitter le site. L’aventure attire bien sûr une majorité de 18/25 ans mais on voit aussi des familles entières, toutes générations confondues, comme aux premiers jours. Au fil du temps, l’ambiance bon enfant et l’affiche éclectique des Vieilles Charrues ont réussit à séduire toutes les populations. Chacun y trouve son compte, c’est le secret de la programmation qui n’hésite pas à offrir en un même bouquet : Charles Trenet et Iggy Pop, Ben Harper et Denez Prigent, Henri Salvador et Noir Désir. Les tribus au look chamarré et des retraités paisibles, cohabitent avec le même sourire devant, par exemple, un Pierre Perret médusé. En une journée le site accueille autant de spectateurs que le champ de foire en trois jours : 60 000 personnes (la jauge idéale pour laisser au public un certain confort, une volonté du festival, alors que 10 à 20 000 billets supplémentaires pourraient aisément être vendus chaque année). Côté organisation, de nombreux professionnels sont à l’œuvre ainsi qu’une légion de bénévoles fidèles au poste : buvettes, restauration, consignes, billetterie, campings, nettoyage, accueil artistes... Ces " laboureurs " de la première heure, d’années en années, sont passés d1une centaine à 5000, avec un mot d’ordre inchangé : "faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux ". Impossible d’envisager le festival sans eux et la relation  se prolonge au delà de l’été.  L’hiver venu, tout fini toujours par un banquet, " Le repos des laboureurs ", la fête des bénévoles, une fête entre potes. La boucle est bouclée.

 

 

 

 

 

 

Vivre  ici

Et l’esprit initial, justement ? Il est toujours là. Transcendé. Du défi consistant à faire venir les plus grandes stars, en passant par l’exercice réussi de permettre au plus grand nombre de situer Carhaix, on en est arrivé peu à peu à plus fort encore : relancer une dynamique économique, se donner les moyens de rester vivre en Centre Bretagne. En dehors du festival, l'association des Vieilles Charrues s'active à l’année, tout à la fois pour l’avenir du pays et  la conservation de sa mémoire. Elle compte désormais sept permanents attachés au festival et depuis janvier 2000 cinq jeunes chercheurs chargés de valoriser le patrimoine local au sein des " Mémoires du Kreiz Breizh ". Au delà de ces emplois, les Vieilles Charrues ont créé dans la région l’équivalent de 100 postes à lannée. Il y a les effets immédiats durant le festival pour les entrepreneurs des environs (à titre d’exemple 43 boulangers, à  20-30 kilomètres à la ronde, travaillent sans répit pour fournir les 47 000 baguettes nécessaires !), les perspectives nouvelles (plus de 2000 festivaliers se disent prêts à revenir dans le coin pour des vacances) et les retombées au quotidien pour les centre bretons (la plupart des bénévoles viennent au nom d’associations et le festival aide au financement de leurs activités en retour). Mais ce n'est pas tout ! Les bénéfices ont été réinjectés dans la vie locale  et laissent envisager des projets sur le long terme. Les Vieilles Charrues, qui ont déjà aidé à financer l’implantation d’un Lycée Diwan (bilingue breton/français) à Carhaix, le premier du genre, planchent sur le développement  d'une technopôle culturelle, avec notamment dans ses dossiers une salle multi-vocations d’une capacité de 5 à 10 000 places...Et les joyeux fêtards des origines avec tout ça, 14 ans plus tard, que sont-ils devenus ? Eux, qui à l’époque auraient pu voir ce rassemblement au bord de l’eau comme un dernier baroud d’honneur avant de devoir s’exiler pour trouver du boulot,  sont 90% à avoir pu rester vivre au pays et l’un d’entre eux est même devenu maire de Carhaix.

Par Simone
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Bibiographie

La problematique traitée dans mon blog est liée à la promotion des associations d' artistes (musiciens en particulier) et à la création d' espaces où les jeunes puissent s'exprimes dans le domaine musical et des arts. En effet il est toujours difficile de trouver des espaces pour des manifestations artistiques dans toutes leurs formes puisqu' on doit se confronter à des procedures bureaucratiques qui parfois, entravent l'organisation et le bon déroulement d' une initiative.

Ce blog traite de cas concrets, de succès dans l'organisation de manifestations et de festivals, et d' expériences réelles liées aux secteurs public et privé .

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