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La création d'une association de promotion de groupes de musique en Vallée d'Aoste

Ce blog se propose de promouvoir le territoire valdotain à travers les arts notamment dans le domaine de la musique. En Vallée d'Aoste il y a un mouvement artistique en croissance mais les espaces pour les artistes sont plutot limités. L'idée est celle de créer une association de groupes musicaux valdotains pour avoir plus de ressources à tous le niveaux : de celui institutionnel à celui économique.

La Vallée d'Aoste se trouve dans une position stratégique près de la Suisse et de la France où on peut s'y rendre en peut de temps. Tout le monde connait le "Montreaux Jazz Festival" ou le "Pistoia Blues Festival" et la création d'un événement semblable en Vallée d'Aoste ne serait pas du tout impossible. Tout pourrait commencer par la création d'un sujet juridique qui régroupe, au commencement des musiciens et des artistes et progresser par la suite jusqu'arriver à une manifestation, un concert ou un festival. L'idée est de commencer à jeter les bases d'une association des groupes qui, dans un  futur, pourra ouvrir ses portes aux différents artistes de la Vallée : peintres, poètes, comédiens... Au niveau juridique cette association pourra ètre prise en consideration beaucuop plus qu'un seul artiste ou qu'un groupe et les rapports avec les institutions pourraient ètre plus flexibles et immédiats. Les acteurs principaux des événements culturels dans notre territoire sont la région et les entité locales qui parfois recherchent à l'exterieur des ressources que parfois on a déjà chez nous. Une association d'artistes pourrait donc maintenir des relations avec le secteur public pour chercher à satisfaire les nécessités et les besoins qui leur seront posés. Par example à la journée du 21 juin : la fète de la musique. Les groupes jouent dans toutes les ville et parfois l'organisation des concerts s'avère difficile. C'est ainsi qu'une association pourrait donner une aide importante pour l'organisation de l'évenement et de toutes les initiatives qui l'accompagnent.

 

Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 09:14

Les rapports entre les associations de diffusion de la culture et les institutions publiques passent à travers un ensemble d'organes crées par les privés et l'état qui se chargent de fournir des services de consulence jusqu'arriver à donner credit et subventionner des initiatives.  Le premier acteur est representé par le Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles (IRMA) est une mine incontournable placé à Paris qui est une association loi 1901 (J.O du 16 avril 1986) conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication. Depuis 1994, il regroupe le CIJ (Centre d'information du jazz), le CIMT (Centre d'information des musiques traditionnelles et du monde), le CIR (Centre d'information rock, chanson, hip-hop, musiques électroniques). 

L'IRMA est un centre ouvert à tous les acteurs des musiques actuelles pour leur information, leur orientation, leur conseil ou leur formation. L'IRMA est l'interface entre toutes les composantes du monde de la musique, le lieu d'échange et de structuration du secteur, via notamment :

 - Un réseau de 67 correspondants français et de correspondants européens,

 - Une base de données constamment réactualisée de près de 50.000 contacts et pour la partie française, disponible aussi en ligne.

 - Une librairie spécialisée de plusieurs centaines d'ouvrages liés au secteur (législation, technique, politiques et management culturels, musicologie,...), ouverte tous les jours de 10h à 13h et de 14h à 18h.

 En matière d'information, l'activité de l'IRMA se concrétise prioritairement autour des publications et des formations :

 - L'IRMA conçoit, réalise et commercialise l'Officiel de la Musique ainsi que de nombreux annuaires, guides professionnels ou thématiques (L'Officiel de la Radio , Euro Jazz Book, Planètes Musiques, Profession Artiste, Profession Manager, Les Contrats de la Musique , etc.), soit une vingtaine d'ouvrages disponibles au catalogue.

  • plus de 750 stagiaires accueillis en formation professionnelle chaque année.

S'appuyant sur ses capacités d'expertise et d'observation, l'IRMA intervient également de manière dynamique et personnalisée, mettant ses ressources au service des individus (artistes, musiciens, porteurs de projet, médiateurs culturels, chercheurs...), pour lesquels propose une capacité de conseil et d'orientation :
  • Lieu d'accueil, ouvert du lundi au mercredi de 14h à 18h,
  • Fiches pratiques, disponibles également aussi sur le site,
  • Fournitures d'étiquettes pour mailings sélectifs.  
  • Entretiens personnalisés (sur rendez-vous),
  • Des institutions, des professionnels et des structures d'animation musicales dans le cadre des enjeux collectifs et de l'intérêt général du secteur, pour lesquels l'IRMA propose ses compétences dans le domaine de l'action professionnelle.
  • Conduite d'actions (Rock au Lycée, table rondes thématiques, Charte pour les Premières Parties, Plan Fic pour les lieux musicaux, tour de France des Autoproduits...)
  • Réalisation d'études : Acoustique & environnement des salles de spectacles en France - Etat des lieux 1999 (Mission Bruit/ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement), Sensibilisation à la maîtrise des nuisances sonores dans les musiques amplifiées (Ministère de l'environnement), Besoin en formation dans le domaine des industries musicales (DEP/ministère de la culture), Festivals de musiques et danses traditionnelles et musiques du monde (DMDTS/ministère de la Culture )...
  • Conception d'outils : Base de données électronique de salles de spectacle en Europe (projet coordonné par la SGAE avec le soutien de la commission européenne), édition de la plaquette des 10 ans du FCM, édition des Livrets de l'Export (commande Bureau Export de la Musique Française ),...
  • Organisation de conférences (journée d'information sur la fiscalité des associations, journée d'information sur les programmes communautaires, la musique monte en ligne : démonstration et enjeux, Bénévoles et pratiques amateurs dans le spectacle vivant, etc...) et de séminaires (Enseignement artistique et musiques actuelles en collaboration avec la Fneij , La situation des artistes étrangers, Rencontres des 10 ans de l'IRMA,...).
  • Promotion d'opérations d'intérêt général et ou interprofessionnelles (Cyberfête de la Musique , Prix Musique en ligne, Agi-Son, CEP NSEJ/fédérations musiques actuelles,...).

L'IRMA reçoit le soutien de...

 

  Ministère de la Culture DMDTS - Direction de la Musique , de la Danse , du Théâtre et des Spectacles ; 

 

   Ministère de la Jeunesse , des Sports et de la Vie Associative (DJEPVA) Direction de la Jeunesse , de l'Éducation populaire et de la vie associative ;

   FCM Fonds pour la Création Musicale ;

   SACEM Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique ;

   ADAMI Société pour l'Administration des Droits des Artistes Musiciens Interprètes ;

   SPPF Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France.

Autres associations à support sont la Sacem placé à Neuilly sur Seine qui chaque année donne une centaine de bourses et de prix pour des élèves lauréats des conservatoires et écoles de musiques agréées par l'Etat, les collectivités territoriales (Conseils généraux des Départements, Conseils régionaux des Régions, les villes), les organismes professionnels spécialisés tels l'Adami, la SCPP , le FCM jusqu'arriver aux structures supranationales, en particulier européennes (culture 2000, Media Plus...) On à une autre forme de financement liée au secteur public representé par les bourses. Elles sont une ressource fondamentale pour le developpement des initiatives musicales dans un contexte économiques. En France on à :

 

 

 

 

 

  • Bourses attribuées à des compositeurs, chercheurs, instrumentistes, chanteurs pour une activité de recherche en France et à l'étranger

Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles

53, rue St Dominique

75007 Paris

  • Bourse résident Villa Médicis à Rome

Composition musicale

Délégation aux Arts Plastiques

27, av de l'Opéra

75001 Paris

Tel : 01 40 15 74 48/ 73 43

  • Bourse résident Casa Velasquez

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Direction Générale de l'administration, des ressources humaines et des affaires financières

61-65, rue Dutot

75015 Paris

Tel : 01 40 65 64 96<

A coté des bourses on à une autre forme d'aide appelée avec le même terme : aide. Ils sont des association de mineur valeur par rapport aux précedentes qui ont comme objectif celui de se mettre à disposition comme moyen de promotion et divulgation de culture. Elles sont :

  • Aide à la création, concerts (écriture de partitions à caractère novateur)

Associations de création et diffusion musicale et compagnies dramatiques ou chorégraphique

Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles

53, rue St Dominique

75007 Paris

  • Aide aux producteurs membres du fonds de soutien pour promotion jeunes artistes

Aide liée au montant de la taxe parafiscale versée par le producteur.

Fonds de soutien chanson, variétés, jazz

217 rue St Honoré - 75008 Paris Tel : 01 56 69 11 30

  • Aide à la création pour la totalité des genres musicaux : production phonographique, diffusion de spectacles, production audiovisuelle, promotion et exportation. Attribuée aux organisateurs et producteurs
  • Fonds pour la Création Musicale

141, rue Lafayette 75010 Paris Tel : 01 48 78 50 60

 

  • Aide aux projets de création et de reprise d'ouvrages lyriques contemporains par le Fonds de Création Lyrique.
  • Aide aux associations de musique traditionnelle
  • Aide aux associations et sociétés de production audiovisuelle pour programmes musicaux et recherches musicales appliquées à l'audiovisuel
  • Aide aux associations chanson, jazz, rock et variétés
  • Aide au fonds de programmation destinée aux institutions symphoniques et lyriques assurant une activité de diffusion sur le territoire national
  • Subvention ou garantie d'emprunt permettant l'acquisition ou le renouvellement d'installations techniques : éclairage, sonorisation, sécurité, destinées aux collectivités locales pour des salles de moyenne et grande capacité
  • Aide à l'acquisition de matériels et d'instruments de musique
  • Aide aux vidéo-musiques (clips) - promotion de la chanson française attribuée a posteriori aux meilleures productions de clips diffusés.
  • Garanties de crédits à moyen terme aux entreprises de production cinéma et audiovisuel - conseils plans de financement
  • Aide aux théâtres lyriques pour favoriser l'engagement d'artistes lyriques français

Aide au fonctionnement des institutions symphoniques et lyriques

Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles

53, rue St Dominique 75007 Paris

  • Aide à la recherche acoustique

Il est toujours opportun de rappeler l'esprit dans lequel les représentants des auteurs, des artistes-interprètes, des producteurs phonographiques et du Ministère de la Culture décidèrent de créer le Fonds Pour la Création Musicale le 20 juin 1984:

Au début de cette année-là, le gouvernement avait déposé sur le Bureau de l'Assemblée Nationale un projet de loi dont l'objet essentiel visait à adapter la législation sur la propriété littéraire et artistique aux développements techniques, économiques et sociaux et à reconnaître des droits spécifiques aux artistes-interprètes et aux producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes.

Les futurs bénéficiaires des droits nouveaux à rémunération pour la radiodiffusion et exécution publique des phonogrammes et pour la copie privée étaient conscients que, pour faire face à la forte opposition des utilisateurs de phonogrammes et des importateurs de bandes magnétiques vierges, il leur faudrait s'entendre pour présenter aux législateurs des solutions aux problèmes de perception, de répartition et d'utilisation des nouvelles rémunérations.

La décision de créer une « Fondation pour la création et la diffusion musicales sonores » (devenue le « Fonds pour la création musicale », suite à la loi sur le mécénat) prise ainsi avant le début des travaux parlementaires, marquait la volonté des trois catégories des futurs ayants-droit et des

Ministères intéressés :

  • d'unir leurs efforts pour obtenir la meilleure loi le plus rapidement possible et pour créer les conditions d'une application efficace et bénéfique pour tous ;
  • d'obtenir que la destination des sommes importantes que la loi réserverait à des buts collectifs soit décidée par les sociétés civiles d'ayants-droit, et d'en profiter pour en consacrer une part substantielle à des actions communes entreprises pour défendre et développer le rôle de la musique au sein des différents modes d'expression artistique et la place de la création, de l'interprétation et de la production françaises ans le monde.
  • de gérer la nouvelle Fondation aux moindres frais et de viser à l'efficacité en évitant le saupoudrage et la dispersion des efforts, et, par conséquent, en obtenant l'accord de ses membres sur les objectifs et les moyens à consacrer pour y réussir.

Sans attendre le vote de la loi, une assemblée générale constitutive adoptait les statuts de la FCDMS en octobre 1984 et le conseil d'administration élaborait dans l'unanimité les programmes et les procédures détaillés d'actions communes pour aider la création, la diffusion du spectacle vivant et la formation des artistes, en veillant notamment à ce que les bénéficiaires des aides respectent les droits sociaux et les droits de propriété artistique.

La loi a été promulguée le 3 juillet 85 et on peut constater que les objectifs ont été atteints. Grâce à la participation régulière et bénévole des membres de son conseil d?administration, de ses commissions et groupes de travail, le FCM continue plus de 20 ans après à remplir sa mission.

Par Simone - Publié dans : Musique
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 09:57

6 gruopes s'associent: le cas de Mix Thur

 

Que les jeunes s'ouvrent à d'autres musiques que les airs préformatés que la radio et la télé nous dispensent à longueur de journée. Voici un des objectifs de l'association Mix'Thur qui a compris que c'est en agissant dans son secteur qu'on pouvait faire avancer les choses. C'est après le tremplin jeunes organisé par la ville de Thann et le Relais culturel que les cinq groupes participant ont décidé de se réunir en une seule et même association afin d'être plus efficace. L'association, Mix'Thur, porte bien son nom. Les six groupes qui composent désormais Mix'Thur sont en effet de styles bien différents. No Cex Apple (pop-core), Zéro Talent (ska-punk), Wackes (rock), Antiviral Tracks (dark-métal), Mute (emocore) et les Kazoo Laids Too Loser (n'importe quoi rock) ont en commun l'envie de faire bouger le Pays Thur et Doller de tous leurs sons.

Grâce au statut de l'association, les groupes en faisant partie peuvent légalement proposer leurs services et c'est tout naturellement que chacun a trouvé des dates de concert au Barock à Thann et au Pap's à Fellering. Mix'Thur n'en reste pas là.

L'association organise activement ses propres concerts. Le premier s'est déroulé le 25 mai 2002 à Aspach-le-Bas réunissant les 200 spectateurs que la salle pouvait contenir.

Puis vint le gros morceau, la première édition du festival Mix'Thur les 26 et 27 juillet 2002. Organisé sur deux jours et en plein air, ce festival a attiré 650 personnes par jour et prouvé que notre asso était capable d'assumer une manifestation d'envergure sans problème majeur. Sur le site naturel du Hirschenbach à Saint-Amarin, toutes les conditions étaient réunies pour une belle fête. Et c'est une fête que nous avons décidé de prolonger. En 2004, Mix'Thur remettra ça les 16 et 17 juillet avec plus de spectacle encore.

Mix'Thur s'investit aussi dans l'action « politique » de son secteur. Leur président est membre de la commission « vie culturelle et sportive » du Pays Thur et Doller. Et deux de leurs membres interviennent au lycée Scheurer-Kestner de Thann pour expliquer aux jeunes ce qu'est une association et ainsi les inciter à s'insérer activement dans le monde culturel local.

Après seulement quelques mois d'existence, Mix'Thur est devenu un interlocuteur fiable qui a fait sortir de l'ombre les jeunes musiciens de deux vallées et quatre cantons. En un trimestre, les nombreux groupes ayant participé ou participant à cette aventure ont prouvé que leurs musiques existait dans l'arrondissement de Thann et qu'il était temps de faire quelque chose pour les faire connaître. Ils ont ainsi pu, un an après le tremplin, renouer avec la scène du Relais culturel le 14 septembre 2002 pour un concert de folie pendant lequel on a pu remarquer la fidélité du public.

Avec l'aide des bénévoles de l'association, les musiciens de Mix'Thur sont en passe de réussir un pari délicat, mais ô combien motivant : que leur musique soit moins « underground », tout en en gardant l'esprit.

Publié sur http://www.chez.com/mixthur/

Par Simone - Publié dans : Musique
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 09:25

Un cas de succes: le festival des Vieilles Charrues

 

 

 

 

 

 

 Les " Vieilles Charrues " creusent leur sillon depuis 14 ans ;

14 années de labeur qui permettent désormais à 170 000 spectateurs de vibrer chaque été au cœur de la Bretagne et au reste du monde de situer Carhaix sur une carte de France. Plus qu’un festival, les Vieilles Charrues c’est un projet de vie. L’envie de prendre son destin en main, de faire bouger les choses et de s’opposer au désert qui menaçait la région. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce qui est aujourd’hui l’un des plus gros festival d’Europe, n’avait à sa naissance, pas la moindre vocation musicale ! Tout a commencé par une kermesse au bord de l’eau, avec très peu de musique et beaucoup de bonne franquette, des grillades (de bison, tout de même !) et des jeux incroyables, tels le lancer de botte (" gauche, pointure 42 ") ou l’inévitable " tirer de charrues ". A l’origine de l’événement, on trouve une bande de potes aux motivations purement potaches, fidèles organisateurs d’une fiesta de fin d’année en l’honneur des pions et des étudiants centre bretons. Partis étudier à Brest, et baignés cette année là dans les préparatifs du grand rassemblement des vieux gréements (" Brest 92 "), ils conçoivent l’idée saugrenue de rivaliser d’imagination. Leur rassemblement à eux sera celui des " Vieilles Charrues ". Organisée à Landeleau, près de Carhaix, la première version réunit quelque 500 convives, des potes de potes, une fête privée qui fait rêver. L’année d’après il est donc décidé d’ouvrir au public, d’inviter des fanfares et d’enfoncer le clou côté parallèle brestois : un port est reconstitué  en eau douce, avec son phare et son café. 2000 personnes y accostent. Premier pari gagné haut la main. Un doigt dans l’engrenage. On continue, avec l’aide des copains et des mamans pour la logistique. En 94, le thème choisi, clin d’œil à la situation économique préoccupante du Centre Bretagne, est le désert. En plus des animations, pour la première fois, un concert " digne de ce nom " (avec scène et sono) est organisé. 5000 personnes se pressent dans l’oasis pour profiter d’une journée dépaysante (courses de chameaux !) et applaudir, entre autres, Dolly & Co ou les Satellites. Le succès est énorme et l’asso, un peu dépassée par les événements, songe qu’il faudrait peut être, pour la prochaine fois, penser à prendre une sécu (faute d’avoir eu l’idée plus tôt, le programmateur sera obligé de dormir toute la nuit sur la scène pour surveiller le matériel !). Il devient risqué d’avoir autant de monde au bord de l’eau, le site semble soudain exigu...Conclusion : il faut déménager.

 Champ de foire

La municipalité de Carhaix, toute proche, propose alors son champ de foire en plein centre ville. Bien sympa tout ça, mais pour le " tirer de charrues ", le bitume ça va pas le faire. Il est donc impératif de trouver de nouvelles " attractions ". La musique, jusque là simple ingrédient de la fête, débarque en force : 3 jours de concerts sont programmés et pas des moindres. Après le choix d’un nom irrévérencieux, une nouvelle exigence se dessine, utopiste de premier abord, toujours dans l’auto-dérision et teintée d’un zeste de provocation malicieuse : "pourquoi  toujours devoir faire des bornes pour aller voir les stars, désormais elles viendront à nous ! ". La kermesse se réoriente clairement festival et une poignée de rescapés d’un autre festival Breton, Tamaris (qui fit les beaux jours de Carantec et de Morlaix) vient prêter main forte à l’équipe des débuts. D'ores et déjà l’éclectisme prévaut. Il en faut pour tous les goûts, toutes les générations et toutes les bourses : Blues Brothers, Silencers, Ar Re Yaouank la première édition urbaine, en 95, offre une douzaine d’artistes pour 30 francs la soirée. Le succès est de nouveau au rendez-vous et l’affiche grossit encore l’année suivante (Lavilliers, Le forestier, Franck Black, Zebda ou Miossec). Là où ça commence néanmoins à ricaner un brin chez les mauvaises langues, c’est en 97 avec 11 groupes ou chanteurs annoncés (Nougaro, Birkin, LKJ, Simple Minds) et James Brown en tête d’affiche. Mr Dynamite himself à Carhaix ? Ça en laisse plus d’un incrédule. Et pourtant si, il viendra ! Et cette édition explosive aura un tel retentissement que le festival devra de nouveau déménager.

Retour aux champs

Ainsi est investi le site de Kerampuilh, devenu depuis le décor officiel de l’évènement : un amphithéâtre naturel en périphérie de Carhaix, plusieurs hectares de champs dans lesquels passent des kilomètres de câbles et de tuyaux, pour la bière notamment (un étonnant système de pipe line qui permet de ravitailler les différents bars répartis sur le site). En un mois c’est une véritable ville qui voit le jour, avec ses quartiers et ses règles de vie. De 98 à aujourd'hui, d’édition en édition, plusieurs formules y sont testées (sur 4 ou 3 jours, avec 3 scènes ou plus) jusqu’à trouver l’équilibre actuel : deux scènes principales où alternent les concerts, une scène en parallèle, dédiée le soir aux musiques électroniques et dans l’après midi aux finalistes des " Jeunes Charrues " (le meilleur de ces groupes, issus d’une série de 10 tremplins organisés dans le grand ouest, jouera l’année suivante dans la programmation officielle), un espace ouvert aux arts de la rue et un vaste chapiteau pour accueillir les musiques bretonnes.Avec ce retour à la verdure et le développement d'un camping gratuit, un nouveau rituel s’instaure : à la joie de venir faire la fête entre potes s'ajoute le plaisir de pouvoir rester plongés dans l'univers du festival 3 jours durant, sans avoir à quitter le site. L’aventure attire bien sûr une majorité de 18/25 ans mais on voit aussi des familles entières, toutes générations confondues, comme aux premiers jours. Au fil du temps, l’ambiance bon enfant et l’affiche éclectique des Vieilles Charrues ont réussit à séduire toutes les populations. Chacun y trouve son compte, c’est le secret de la programmation qui n’hésite pas à offrir en un même bouquet : Charles Trenet et Iggy Pop, Ben Harper et Denez Prigent, Henri Salvador et Noir Désir. Les tribus au look chamarré et des retraités paisibles, cohabitent avec le même sourire devant, par exemple, un Pierre Perret médusé. En une journée le site accueille autant de spectateurs que le champ de foire en trois jours : 60 000 personnes (la jauge idéale pour laisser au public un certain confort, une volonté du festival, alors que 10 à 20 000 billets supplémentaires pourraient aisément être vendus chaque année). Côté organisation, de nombreux professionnels sont à l’œuvre ainsi qu’une légion de bénévoles fidèles au poste : buvettes, restauration, consignes, billetterie, campings, nettoyage, accueil artistes... Ces " laboureurs " de la première heure, d’années en années, sont passés d1une centaine à 5000, avec un mot d’ordre inchangé : "faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux ". Impossible d’envisager le festival sans eux et la relation  se prolonge au delà de l’été.  L’hiver venu, tout fini toujours par un banquet, " Le repos des laboureurs ", la fête des bénévoles, une fête entre potes. La boucle est bouclée.

 

 

 

 

 

 

Vivre  ici

Et l’esprit initial, justement ? Il est toujours là. Transcendé. Du défi consistant à faire venir les plus grandes stars, en passant par l’exercice réussi de permettre au plus grand nombre de situer Carhaix, on en est arrivé peu à peu à plus fort encore : relancer une dynamique économique, se donner les moyens de rester vivre en Centre Bretagne. En dehors du festival, l'association des Vieilles Charrues s'active à l’année, tout à la fois pour l’avenir du pays et  la conservation de sa mémoire. Elle compte désormais sept permanents attachés au festival et depuis janvier 2000 cinq jeunes chercheurs chargés de valoriser le patrimoine local au sein des " Mémoires du Kreiz Breizh ". Au delà de ces emplois, les Vieilles Charrues ont créé dans la région l’équivalent de 100 postes à lannée. Il y a les effets immédiats durant le festival pour les entrepreneurs des environs (à titre d’exemple 43 boulangers, à  20-30 kilomètres à la ronde, travaillent sans répit pour fournir les 47 000 baguettes nécessaires !), les perspectives nouvelles (plus de 2000 festivaliers se disent prêts à revenir dans le coin pour des vacances) et les retombées au quotidien pour les centre bretons (la plupart des bénévoles viennent au nom d’associations et le festival aide au financement de leurs activités en retour). Mais ce n'est pas tout ! Les bénéfices ont été réinjectés dans la vie locale  et laissent envisager des projets sur le long terme. Les Vieilles Charrues, qui ont déjà aidé à financer l’implantation d’un Lycée Diwan (bilingue breton/français) à Carhaix, le premier du genre, planchent sur le développement  d'une technopôle culturelle, avec notamment dans ses dossiers une salle multi-vocations d’une capacité de 5 à 10 000 places...Et les joyeux fêtards des origines avec tout ça, 14 ans plus tard, que sont-ils devenus ? Eux, qui à l’époque auraient pu voir ce rassemblement au bord de l’eau comme un dernier baroud d’honneur avant de devoir s’exiler pour trouver du boulot,  sont 90% à avoir pu rester vivre au pays et l’un d’entre eux est même devenu maire de Carhaix.

Par Simone - Publié dans : Musique
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 09:24

 Les Impacts du Festival

 

 

 

SOMMAIRE

Présentation de l’étude.. 3

Les retombées économiques directes.. 4

La méthodologie Ouest Consulting   4

Répartition géographique des entreprises fournisseurs. 4

Répartition géographique des achats  5

Les retombées économiques indirectes.. 6

Les retraits d’argent 6

Les dépenses des festivaliers  7

Les répercussions sur le Centre Bretagne.. 8

L’impact économique  8

L’impact social (emplois) 8

Le volet touristique  9

Sondage festivaliers.. 10

En 2001, l’Association Les Vieilles Charrues a souhaité engager une étude sur les impacts du festival.Aidée en cela par son partenaire historique le Crédit Agricole, l’association a confié la réalisation de ce travail à la société Ouest Consulting, conseils en marketing et management, établie à Quimper.Un autre cabinet conseil est intervenu par la suite. Il s’agit de Second Axe qui s’est penché plus particulièrement sur l’impact du festival en Centre Bretagne.En l’absence de méthodologie type, Ouest Consulting s’est appuyée sur les données comptables de l’association, sur une enquête socio-économique menée pendant le festival auprès du public et sur des données recueillies auprès des institutions financières et des commerçants carhaisiens.

Pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, le montant des achats de biens et services effectués en 2001 pour l’organisation du festival se chiffre à 2 728 304 €.

Plus de 300 entreprises différentes ont été sollicitées.

Ces achats ont été réalisés selon la politique définie et appliquée par les organisateurs du festival, à savoir la stratégie dite de « l’escargot ». Le centre d’approvisionnement est la ville de carhaix. Pour chaque besoin, on interroge d’abord les fournisseurs installés dans cette ville. En cas d’impossibilité de répondre aux besoins du festival, on élargit progressivement le cercle géographique des recherches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nombre d’entreprises fournisseurs

 

 

 

 

 

Ville de Carhaix

 

 

 

 

 

116

 

 

 

 

 

Centre Bretagne

 

 

 

 

 

56

 

 

 

 

 

Reste de la Bretagne

106

 

 

 

 

 

Hors Bretagne

45

 

 

 

 

 

Total

323

 

 

 

 

 

 Commentaire

 

 La grande majorité des entreprises sollicitées se situe en Bretagne puisque les 278 concernées représentent 86% du total dont près de 36% sont installées à Carhaix.

 

 

 

Territoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montant des dépenses effectuées (en euros)

 

 

 

 

 

Ville de Carhaix

 

 

 

 

 

560 717

 

 

 

 

 

Centre Bretagne

 

 

 

 

 

147 878

 

 

 

 

 

Reste de la Bretagne

1 214 002

 

 

 

 

 

Hors Bretagne

805 807

 

 

 

 

 

Total

2 728 304

 

 

 

 

 

 Commentaire

Les achats effectués en Bretagne représentent 70,46% du montant total. Les retombées de l’événement sur l’économie régionale sont une nouvelle fois parfaitement tangibles.

 29,54% des dépenses sont effectuées auprès d’entreprises nationales et internationales. Ces quelques fournisseurs sont en effet incontournables du fait de leur capacité de production, mais aussi de l’ampleur de leurs outils logistiques ou encore de leur grande spécificité. Il s’agit notamment de la fourniture de bière, de la location de scènes ou de l’énergie électrique alimentant ces scènes.

 Devant l’impossibilité de recenser l’ensemble des retombées financières sur tous les commerces profitant de près ou de loin au festival, mais aussi face aux réticences des personnes à communiquer leurs données financières et comptables, nous avons dégagé quelques chiffres significatifs.

 Ces indicateurs quantitatifs correspondent aux retraits effectués par les particuliers durant les 3 jours du festival, et nous ont été transmis par les différentes agences bancaires carhaisiennes.

 Sur le site du festival :  

 

 

 

 ü      4 distributeurs automatiques de billets (DAB) du Crédit Agricole : 2 situés à l’extérieur de l’enceinte et 2 à l’intérieur.

 -         Nombre de retraits                          13150

 -         Montant total des retraits                484 788 €  (environ 3 180 000 F) 

Par Simone - Publié dans : Musique
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 09:23
  • En ville :

 

ü      Pour le Crédit Agricole, 3 distributeurs automatiques de billets dont 2 à l’agence et 1 dans un centre commercial

 

 

-         Nombre de retraits                          env. 2700

 

-         Montant total des retraits                123 500 €  (810 000 F)

 

ü      Pour le Crédit Mutuel de Bretagne, 4 distributeurs automatiques de billets dont 2 à l’agence et 2 dans des centres commerciaux

 

-         Nombre de retraits                          env.3500

 

-         Montant total des retraits                183 000 €  (1 200 000 F)

 

ü      4 autres guichets recensés dans les autres banques implantées sur la ville

 

-         Montant total des retraits                175 316 €  (1 150 000 F)

 

Le montant minimum des dépenses effectuées durant le festival et directement induites par celui-ci représente donc 966 604 €, soit environ 6 340 500 F.

 

Les limites de ce paramètre

 

S’il permet de fixer la limite inférieure des retombées financières, il exclut cependant :

 

-         les dépenses réalisées par d’autres moyens de paiement

 

-         les dépenses effectuées grâce à l’argent détenu par les festivaliers à leur arrivée

 

 

Ces données sont issues de l’enquête menée en 2001 auprès d’un échantillon de 402 personnes représentatives de la population festivalière.  

 

  • Hébergement

     

 

 

 

Coût moyen

 

 

 

 

 

 

Montant total (170 000 personnes)

 

 

 

 

 

 

1,61 €   (10,55 F)

 

 

 

 

 

 

283 360 €  (1 858 720 F)

 

 

 

 

Commentaire

Cette moyenne basse s’explique par la très forte proportion de personnes logées en camping gratuit, à leur domicile, chez des amis ou de la famille.

 

 

 

 

·        Dépenses alimentaires

 

 

 

 

Coût moyen

 

 

 

 

 

 

Montant total (170 000 personnes)

 

 

 

 

 

 

12,50 €   (82 F)

 

 

 

 

 

 

2 200 000 €  (14 431 054 F)

 

 

 

 

Commentaire

Ces dépenses sont réparties entre les différents stands du festival, les marchands ambulants, la grande distribution et les commerces carhaisiens (et alentours).

 

 

 

 

 

 

  • Autres dépenses

     

 

 

 

 

Coût moyen

 

 

 

 

 

 

Montant total (170 000 personnes)

 

 

 

 

 

 

2,21 €   (14 ,50 F)

 

 

 

 

 

 

388 960 €  (2 551 410 F)

 

 

 

 

Commentaire

Cette somme est en très grande majorité dépensée à l’extérieur du festival. En effet, en-dehors de l’alimentaire, il n’existe que la boutique du festival qui propose d’autres types d’achats : tee-shirts et autres produits textiles.

 

A ce stade de l’étude, nous nous sommes faits assister du cabinet Second Axe qui a développé, à partir d’un modèle économique suisse, un mode de calcul permettant d’évaluer les impacts indirects et induits.

 

Ce modèle fait appel à des coefficients multiplicateurs qui ont été validés par la Banque de France et l’INSEE. Nous avons choisi de l’appliquer au territoire du Centre Bretagne.  

 

  • Impact économique direct                          1 205 041 €  (env. 7 904 550 F)

(dépenses du festival, charges, salaires, achats en Centre Bretagne)

 

  • Impact économique indirect                          715 000 €  (env. 4 690 092 F)

     

(dépenses des festivaliers hors du site

 

 

 du festival : commerces, hôtels,…)

 

 

 

 

  • Impact économique induit                          2 937 662 €  (env.19 269 800 F)

     

Effet « boule de neige »

 

 

 

 

  • Impact économique total                            4 857 703 €  (env. 31 864 442 F)

     

Direct + Indirect + Induit

 

 

 

 

·        Impact social direct                                                            26 équivalent Emplois

 

 

(emplois du festival, CDI, CDD,

 

 

Intermittents,…ramenés en emplois à l’année)

 

 

 

 

·        Impact social indirect                                                          14 équivalent Emplois

 

 

(emplois liés aux dépenses des festivaliers

 

 

en dehors du site)

 

 

 

 

·        Impact social induit                                                             57 équivalent Emplois

 

 

Effet « boule de neige »

 

 

 

 

·        Impact social total                                                               97 équivalent Emplois

 

 

Par ailleurs, depuis 2 ans, l’Association Les Vieilles Charrues, La Ville de Carhaix et la Communauté de Communes du Poher ont mis en place dès le mois de mai, un service proposant par téléphone et Internet de fournir des informations sur le festival et le tourisme en Centre Bretagne aux personnes intéressées. Cela s’est traduit par le traitement de plus de 10 000 appels, par la réponse à 1500 courriers électroniques, l’envoi de brochures…

 

Plus de 2000 personnes ont exprimé le souhait d’en savoir plus sur les activités touristiques possibles dans la région et se sont dites prêtes à y revenir pour des vacances.

 

De plus, une information sur les possibilités d’hébergement sur le Centre Ouest Bretagne, relayée par le site Internet du festival en 2002, a permis d’augmenter très nettement le taux de remplissage de ces structures : hôtels, gîtes, chambres d’hôtes, campings, etc.

 

Ces données sont issues de l’enquête menée en 2001 auprès d’un échantillon de 402 personnes représentatives de la population festivalière.  

 

402 personnes ont été interrogées.

 

 

 

Fréquence

 

 

Féminin

 

 

56,7 %

 

 

Masculin

 

 

43,3 %

 

 

Total

100,00 %

 

 

 

 

 

 

Quel âge avez-vous ?

 

 

 

 

 

 

Fréquence

 

 

Moins de 18 ans

 

 

7,0 %

 

 

Entre 18 et 25 ans

 

 

45,5 %

 

 

Entre 26 et 30 ans

 

 

21,9 %

 

 

Entre 31 et 40 ans

 

 

13,9 %

 

 

Entre 41 et 55 ans

 

 

8,9 %

 

 

Plus de 55 ans

 

 

1,8 %

 

 

Total

100,00 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 Publié sur www.vieillescharruesasso.org

 

 

Par Simone - Publié dans : Musique
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